ENFIN ! C’est le maitre mot qui revient lorsque l’on parle de cet album. Attendu depuis plusieurs années, maintes fois annoncé, jamais Total n’a daigné pointer le bout de son nez jusqu’au 30 mai dernier. Caché derrière un artwork faisant penser à celui de l’album Nude de Suede, il est maintenant prêt à cracher ses 22 pistes en plein dans les tympans.
Une chose est sûre, Total n’est pas commun et il n’est pas vraiment aisé de le définir. Ses (trop) nombreuses interludes, ses tracks déjà vues, le virage qu’il opère pour d’autres, le manque de narration le rapproche plus d’une compilation que d’un album. Malgré tout, il y a beaucoup de bonnes choses dedans comme Love In Motion et Embody qui ouvrent l’album et nous transportent dans un délire pop, Arabest qui offre un coté funky au milieu de la galette, ou bien l’énorme Prime. On regrettera que C.T.F.O. (en featuring avec M.I.A) soit s’y plat ou bien qu’Hudson River soit s’y court. L’album se conclut sur Frustra, un charabia dans lequel on peut discerner le mot « frustration ». C’est d’ailleurs l’arrière-gout que laisse cet album, hasard ?
Frustration, oui. Malgré une poignée de titre bonne a garder dans ses playlists on se sent un peu dégouté d’avoir un album survendu pour ses 22 titres qui est finalement bien maigre une fois les interludes et autres tracks déjà connues retirées. D’autant plus que certaines interludes ne sont pas mauvaise et donne envie d’en avoir plus, sauf que l’on doit se contenter de 50 secondes, frustrant.
Dommage également que Total ne nous transporte pas, ne nous raconte pas d’histoire. Les titres s’enchaînent les uns après les autres avec plus ou moins de cohérence, mais sans réelle narration. Pourtant, ce bougre de SebastiAn n’est pas mauvais dans cet exercice puisqu’avec son live il nous embarque dans un sympathique meeting politique, la narration est bel et bien présente autant visuellement que musicalement.
On appréciera tout de même la version physique de Total, un digipack contenant un livret contenant quelques photos (la plupart déjà vus sur le blog de So-Me) et le CD tout de blanc vêtu. Un objet qui n’est pas extraordinaire mais pas non plus totalement banal, ce qui est agréable à l’air où le digital tend à remplacer nos piles de CD.
SebastiAn nous livre donc un mauvais album, mais une bonne compilation. Le garçon semble plus a l’aise sur des formats court plutôt que sur du long, ses EP étant tout bonnement excellent bien que trop rares.
Et pour ceux qui se le demande, Crevasse que l’on entend dans divers sets depuis quelques années n’est pas présent sur l’album, mais en tant que bonus track. Il est possible de la télécharger sur le Soundcloud d’Ed Banger et ci-dessous.
2 Commentaires :
Malgré une poignée de titre bonne a gardé -> garder
Je ne connais pas cet artiste, mais Crevasse est pas mal.
Merci pour la correction :)
Sa discographie (pas bien énorme, sauf en terme de remix) est disponible sur Spotify et Deezer si tu veux.
Commenter cet article :