Rock en Seine 2011

Un vendredi à Rock en Seine

Music / 9.09.2011 / Aucun commentaire

Les 26, 27 et 28 août se tenait le festival Rock en Seine. Malgré la boue, les festivaliers ont répondu présent pour l’un des derniers festivals de l’été et moi aussi, mais seulement le vendredi (loupant Death From Above 1979 le lendemain). À froid, voici un petit debrief de cette journée en demi-teinte.

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Arrivé sur place un peu tard, j’ai loupé Smith Westerns. L’entrée est rapide bien qu’il y ai un peu de monde. Une fois à l’intérieur pas le temps de visiter je traverse tout le site pour me rendre sur la Grande Scène afin de voir ce que les petits gars d’Odd Future ont dans le ventre.

Odd Future Wolf Gang Kill Them All
Syd The Kid entre en scène, seule, et balance quelques sons pour chauffer le public pendant que le reste de la troupe, cachée dans le fond et micros en mains, nous font savoir qu’ils sont bien présents. Les premiers à faire leur entrée sont Hodgy Beats et Left Brain (qui forment MellowHype). Suivis par Tyler The Creator et le reste du gang pour les titres suivants. La pluie s’invite elle aussi, pour une courte durée heureusement.
Les californiens sont déchainés sur scène, surtout Tyler qui, jambe attelée, fonce se jeter dans le public. C’est un pot pourri de titre que nous avons là avec forcement des classiques comme « Sandwitches » ou « Yonkers » et qui nous montrent que les jeunes loups assurent sur scène. Puis arrive la fin, bien trop tôt. La meute salue le public et s’en va tandis que nous, on reste sur notre faim.

Odd Future

Rien qui m’intéresse vraiment, j’en profite pour découvrir un peu le lieu du festival, papillonnant entre les différentes scènes, sans m’attarder, CSS ne va pas tarder à commencer.

Cansei de Ser Sexy
« I love you. I love you too ».  Tout comme il ouvre l’album, c’est le titre « I love you » qui ouvre ce concert. Quelques titres plus tard, le public ne semble que moyennement conquis, moi aussi. Je décide d’abandonner cette chère Lovefoxxx et ses machines à bulle pour aller me poser aux abords de la scène de l’industrie, ou joue Funeral Party, histoire de ne pas être trop loin quand viendra l’heure de Kid Cudi.

CSS

Kid Cudi
Justement, c’est l’heure et il y a du monde au rendez-vous, seul l’intéressé manque à l’appel. Il arrivera au bout d’une vingtaine de minutes, pour nous lâcher quelques titres sans grande saveur sur scène. Pourtant, il a de quoi défendre ses morceaux puisqu’il est accompagné de trois musiciens (guitare, batterie, synthés) qui rendent ses titres plus puissants. Le tout manque juste de peps.
Il est déjà 20 heures, The Kills va commencer. Désolé Scott, j’aurais aimé en voir un peu plus et être séduit par ta prestation qui, d’après ce que j’ai pu en lire, était bien courte.

The Kills
VV et Hotel sont quant à eux très ponctuels. Les premiers riffs de guitare de Jamie se font entendre sur « No Wow » qui ouvre parfaitement et nous offre une montée en puissance géniale. « Future Start Slow » suit. Alison est déjà à fond, une vraie bête de scène.
Les titres s’enchainent, dont de nombreux tout droit sorti de Blood Pressure comme « DNA » ou « Satellite », cotoyant quelques anciens, « U.R.A Fever » par exemple. Petit moment de douceur avec « Last Goodbye » avant que Jamie reprenne du service et nous fait vibrer autant que ses cordes. Il est 21 heures, le groupe quitte la scène et il est temps de traverser tout le parc pour aller faire un tour du coté de la scène Pression Live pour Jamaica.

The Kills

Jamaica
Les premières notes de « Cross The Fader » se font entendre alors que je suis encore sur le chemin qui mène vers cette scène qui est la grosse nouveauté de cette édition. Les titres se suivent avec une certaine platitude. Les bons « I Think I Like U 2. », « By the Numbers » et « Short And Entertaining » font de l’effet, eux. Le groupe annonce que ce concert est le dernier de cette tournée et conclut avec brio sur une version déchainée de « When do you wanna stop working ». Un live avec du bon, du mauvais, mais ce fut globalement pas trop mal. Direction la scène de l’industrie pour retrouver Yuksek et son nouveau live.

Jamaica

Yuksek
Une foule est déjà massée devant la scène pendant que Yuksek et ses deux compères finissent de configurer leur installation. Il repartent, font patienter un peu les nombreuses personnes qui ont répondu présent plutôt que d’aller voir les Foo Fighters, ce que Yuksek ne manquera pas de souligner en remerciant le public un peu plus tard.
Les trois protagonistes de ce live arrivent sur scène, car oui, Yuksek se fait plus social et partage la scène. Premier constat : ça sonne différemment de l’album, ça bouge bien plus. Retour dans le passé avec « Extraball » pour reprendre de plus belle avec des morceaux du nouvel album. Très vite le soufflet retombe, ça devient longuet et répétitif, j’ai l’impression d’assister à une expérimentation en direct. Le rémois prend la parole, nous annonce que c’était la première de son nouveau live (ce qui est un peu faux puisqu’il y a eu la Gaîté Lyrique avant dans le cadre de The Creators Project). Le final se fait sur le trop entendu « Tonight », je suis déjà devant la scène de la cascade pour Paul Kalkbrenner, je vois ça de loin, ça fait pas mal réchauffé avec un grain de folie en plus. Le public semble lui apprécier et suivre.

Paul Kalkbrenner
Dernier concert de la journée, le très adulé et critiqué Paul Kalkbrenner. Le public est très nombreux, compact, difficile ne serait-ce que lever les bras. Tout le monde est un peu impatient, certains crient dès qu’un technicien passe sur la scène, pendant que la structure accompagnant le berlinois affiche « Paul Kalkbrenner / Pfadfinderei », gage d’un live de qualité.
Monsieur Propre arrive sur scène et nous balance « Jestrüpp », une petite pépite figurant sur son dernier album. Au gré des titres, qui varient entre ceux des anciens albums, ceux du dernier album et des remix, la pluie s’invite. Un élément qui aurait pu être néfaste, mais qui accompagne parfaitement les visuels planants et la musique envoutante. La scène de la cascade laisse place à une immense rave.
La fin du génialissime « Sky and Sand » se fait entendre, le public en redemande, Paulo fait mine de partir pour finalement revenir afin de lâcher un ultime morceau. Il n’y avait vraiment pas mieux pour clôturer la journée.

Maintenant il est temps de prendre conscience que les jambes souffrent, de braver la foule et la boue pour retourner à la voiture afin de rentrer et s’offrir un sommeil bien mérité. Content de certains concerts, déçu par d’autres et surtout déçu du public pas vraiment rock, qui avait plus l’air de s’endormir sur bon nombre de concerts auxquels j’ai pu assister, ce qui est un peu dommage. Par contre concernant l’organisation, rien à dire et ça, ça fait plaisir, c’est donc important de le souligner.

Crédits Photos : Nicolas Brunet (Ambiance) et Nicolas Joubard (Odd Future, CSS, The Kills, Jamaica).
Relecture : Vespérale.

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