Après avoir joué deux Bataclan à guichet fermé, Orelsan s’est attaqué à l’Olympia, complet lui aussi. Le morceau « Jimmy Punchline » évoque le mélange Ketchup Mayo, on se devait donc d’y être !

Des hommes sous des capes arrivent sur la scène plongée dans les pénombres, les premières notes de « Raelsan » retentissent et un Orelsan masqué, habillé comme un maître de cérémonie, arrive pour ne plus nous lâcher pendant plus d’une heure et demie.

C’est avec une formation type groupe que le rappeur caennais tourne pour défendre son dernier album « Le Chant des Sirènes ». Et si la websérie  A plus dans l’bus de Konbini laissait présager une bonne ambiance dans ce groupe, la scène ne fait que le confirmer. On  a l’impression d’assister au spectacle d’une bande de potes plutôt qu’un simple concert. Une bande de potes exceptionnellement agrandie avec en guest Oxmo Puccino, Nessbeal, Toxic Avenger et 1995. Kyan Khojandi (aka le mec de Bref.) était également de la partie pour une apparition éclair bien placée.

Plutôt que de balancer les morceaux bêtement, le live est construit sous forme de tableaux (les années 90, les histoires de meufs, les soirées, etc.) dans lesquels blagues et costumes sont légions sans pour autant laisser la musique en reste . À l’instar de « Sous influence » ou « Le chant des sirènes » qui se sont vus revisité pour gagner en puissance. En revanche, d’autres qui bénéficient de versions studio pêchues, ne le sont pas forcement en live. « Plus rien ne m’étonne » ou « N’importe comment » boxent dans cette seconde catégorie. Pas grand-chose de différent en live, ils sont vite oubliés.

Concert rap vous dites ? Pas si sur. Un petit détour dans l’electro mais aussi le rock est prévu. Notamment avec le guitariste de la première tournée venu abreuvé nos oreilles de riffs nerveux sur le morceau « D.P.M.O. ».

On regrettera un public vraiment moyen, composé en grande majorité de pseudo fans hystériques abonnés aux derniers tubes radios qui confondent karaoké et concert. Ils n’hésitent pas à chanter plus fort que les enceintes durant toute la durée de « Des trous dans la tête » mais sont quasi inexistants sur des morceaux plus anciens.

Un live bien rodé, généreux dans lequel Orelsan et ses potes se font plaisir et se donnent à fond, quitte a frôler (pour Orelsan) l’extinction de voix sur la fin de « Suicide Social ». C’est sur ce dernier que s’achèvera ce concert riche en surprises.

  • Jonathan

    moment bof : les petits cons qui s’amusent à pousser et entraînent des mouvements de foules parfois à la limite du dangereux pour les plus chétifs (chétives …)

    moment fun : tout le reste :D

  • Je n’ai pas trouvé qu’il y avait beaucoup de mouvement de foules, juste des gens qui sautaient au moindre kick de la batterie. Ça restait gentillet par rapport à d’autres concerts (depuis le milieu de la salle en tout cas).

  • Jonathan

    dans les premiers rangs, j’ai été pas mal bousculé sur certains titres et tomber (littéralement) sur une nénette toute chétive qui fait la moitié de ton poids et 20 cm de moins, alors que tu ne peux rien y faire parce que tu es poussé de partout, c’est un peu lourd quand c’est une fois, mais quand ça se répète 4, 5, 6 fois, c’est carrément pénible ^^

    d’ailleurs les mecs de la sécurité ont fini par les identifier et les calmer, sur « n’importe comment » c’était carrément l’horreur :(

  • Hélas c’est bien trop souvent le cas dans les premiers rangs. Passer son concert a essayer de tenir debout c’est vrai que c’est plus que pénible.

  • Jonathan

    oui c’est vrai :)

    en tous cas excellent live report ! merci :)

  • Stocri

    Je ne suis jamais allé à un concert d’Orelsan, mais autrement, j’ai fait un paquet de concerts rap (surtout français) et je m’étonne de vos remarques.

    Fustiger les mecs du ou des premiers rangs qui lancent des mouvements de foule, qui sautent, qui poussent (le rap français a tout de même de bonnes influences rock et vous ne devriez pas être surpris qu’il y ait des pogos dans les concerts d’un mec du genre d’Orelsan!) et qui font qu’on ne peut assister au concert en étant constamment sur ses deux pieds, c’est étrange, quand même…

    Il s’agit d’un concert! De rap, et pas de jazz, de surcroît! Les habitués du/des premier(s) rang(s) le savent, surtout ceux qui sont vers le milieu: un bon concert, c’est « physical » comme disait Teddy Corona!! Si vous voulez être tranquille, reculez un peu ou réservez un siège au balcon (en plus si c’était l’Olympia, c’était tout à fait possible) ou au pire, espérez la captation audio et enfilez-vous un bon casque le moment venu!

  • Stocri : un live video/audio plutôt que de le vivre… no comment.
    Un concert peut être physique, pas de problème avec ça (c’est même souvent bien meilleur), par contre quand ça dégomme a tout va pour aucune raison explique moi le délire. On ne vient pas là pour faire de la lutte et passer son temps à tenir sur ses pieds mais pour de la musique.

    Après comme tu le dis libre à nous de se déplacer, mais il y a tout de même des mouvements de foules totalement useless.