Du 22 au 24 juin se déroulait Solidays. Une programmation toujours plus éclectique pour cette 14e édition du festival organisé par Solidarité Sida.

Vendredi 22 juin, en plein milieu de l’après-midi, un afflux de personnes traverse Boulogne en direction de l’Hippodrome de Longchamps pour vivre 3 jours de fête, de concerts et de moments forts. Mais aussi pour manger gras, suer à grosse goutte, avaler beaucoup de poussière et faire pleins de rencontres éphémères.

Si les deux premiers jours furent plutôt agréables avec une météo clémente ce ne fut hélas pas le cas du dernier jour avec l’apparition de la pluie. La fatigue elle aussi s’était invitée. Mais il fallait tenir bon notamment pour le très bon Beat Assaillant ou les jeunes fous de 1995. Le soleil se couche doucement. Pas de concert de clôture pour nous, on se dirige vers la consigne pour rendre les armes. Il est temps de franchir la sortie, contents de quitter ce champ de boue, tristes de quitter le festival, des souvenirs plein la tête et quelques photos sur la pellicule.

Ce fut l’occasion d’assister a beaucoup de concert avec du bon et du moins bon, on a décidé d’en garder 3.

Don Rimi
Avec A Live Odyssey, Don Rimini et son monolithe ont réussi à coup de teaser à attiser la curiosité. Il faut avouer que la structure ne laisse pas de marbre. Noir, imposant et intriguant, l’engin attire. Il faudra attendre les premières notes pour que le monolithe nous dévoile un autre visage, celui d’un vaisseau spatial nous faisant voyager dans de lointaines contrées électroniques sur fond de visuels originaux et beats tapageurs. Niché sur sa structure, plusieurs mètres au dessus du sol, le Don domine la foule, lui laissant de rares moments de répit. Souriant, il semble s’en amuser derrière son écran tactile transparent. Vient la fin du set, Don Rimini descend remercier un public extenué mais conquis. Une claque visuelle et sonore, une odyssée dantesque.

Birdy Nam Nam
« Evacuate the planet, cancel the project, eliminate the human race » tels sont les premiers mots qui résonnent lorsque les quatre turntablists posent la tête de lecture sur leurs vinyles. Le ton est donné, Pone, Need, Mike et Crazy B vont retourner la grande scène du festival devant 30.000 personnes. Pas d’animations vidéos pour les accompagner sur scène, mais une armada d’éclairage. Les morceaux sont revisités, plus punchy pour certains, une seconde vie pour d’autres comme la célèbre « Abbesses » totalement jouissive dans ce live. C’est « The Parachute Ending » qui clôture le concert, un bouquet final explosif qui ne manquera pas de faire bouger les jambes les plus réfractaires.

1995
Bien avant le début du concert, l’ambiance est déjà électrique. DJ Lo arrive sur fond de clavecin pour chauffer un peu plus un chapiteau bouillant. Le groupe lance les hostilités avec « Renégat », arrivant à tour de rôle, dans l’hystérie générale. Et bien que l’ambiance soit déjà à son comble, ce n’est pas suffisant pour ces 6 gars qui ne lâchent rien et poussent le public dans ses derniers retranchements en le faisant participer le plus souvent possible, sans difficulté. Tout le monde est appelé à se baisser et sauter dans tous les sens pour le morceau « Milliardaire » sous les yeux perdus de la sécurité qui commençait a avoir du mal à savoir ou donner de la tête. Vient le moment des wall of death qui furent particulièrement ravageurs. Le concert terminé, le sol du chapiteau est jonché de chaussures, semelles, lunettes cassées et autres objets perdus par leurs propriétaires. Une folle ambiance pour un concert que l’on pourrait résumer par « j’menjaille et j’y vais, et j’y vais ».

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