La Fleche d’Or en décembre dernier n’était qu’un amuse-gueule. Vitalic a présenté ce 23 février son live VTLZR pour la première fois au public parisien.

Ne vous fiez pas à l’attitude calme et au visage bienveillant de Pascal Arbez, que l’on connaît plus sous son pseudo Vitalic. Ce dijonnais se produisait samedi soir au Zénith de Paris avec son show VTLZR et ce que l’on peut dire, c’est qu’il n’y va pas de main morte quand il s’agit de faire bouger son public.

C’est devant une salle pleine à craquer que « Vigipirate » dévoile progressivement la structure lumineuse conçue par Architecture1024. L’ambiance devient alors rougeâtre quand les premières notes de « La Mort Sur Le Dancefloor » retentissent. Rebeka Warrior, chanteuse du groupe Sexy Sushi, rejoint la scène afin d’entonner les paroles sur les kick ravageurs du batteur.

Vitalic tient son public entre ses potards jusqu’à « Wooo », petit intermède qui permet de souffler un coup et de reposer ses yeux avant que le ravage reprenne de plus belle avec « Stamina ». Les morceaux s’enchaînent. Ok CowboyFlashmobRave Age, les trois albums y passent. On sent que le dernier est taillé pour la scène tant l’énergie des morceaux est puissante. Owlle fera une apparition envoûtante pour interpréter « Under Your Sun ». La première partie du concert se conclut sur un « Fade Away » qui parait un peu fade à côté de tout le reste.

Le lightshow est impressionnant. Virevoltant dans tous les sens, les lumières de la structure agissent comme de véritables danseuses. Tantôt agressives, tantôt chaleureuses, elles percent la fumée et l’obscurité de la salle pour venir marteler ou caresser le public, le tout mêlé à de nombreux stroboscopes. La crise d’épilepsie n’est pas loin. La structure est également composée d’écrans qui viennent donner un peu plus de profondeur à ce lightshow titanesque. On retrouve aussi de discrets miroirs, petit rappel du précédent live : V Mirror.

Vient le moment pour Vitalic et ses musiciens de quitter la scène, sous un tonnerre d’applaudissements. Les gradins grondent, l’équipe revient donc pour un rappel avec « Poney Part. 1 » qui, visiblement, n’a laissé que peu de personnes de marbre. La fin du morceau terminé, c’est devant un Zénith euphorique que Vitalic sort de scène.
L’air de « Poney Part. 1 » résonne dans la salle, les fans sont bien décidés à en avoir encore. Pascal ne se privera donc pas de revenir pour un ultime morceau. L’ambiance est survolté, « Stamina » fait une nouvelle et dernière fois trembler les parois métalliques du bâtiment.

Un lightshow impressionnant et une setlist ravageuse, le live VTLZR de Vitalic est une véritable machine de guerre qui a conquis le public parisien. Nul doute que ce sera le cas dans d’autres salles et festivals.

Photos par M. Pat / Ses photos du concert sur Flickr.