De retour sur les planches pour une tournée européenne, les trublions de Misteur Valaire ont fait escale dans un Pan Piper plein à craquer pour défendre leur nouvel album Bellevue sur scène.

Tout commence par un sentiment de faux départ. “Bellevue Avenue” démarre d’une manière très brutale, ce qui tranche avec la volupté du morceau, mais on oublie très vite charmé par cette musique et le jeu de lumière très sobre. L’osmose est de courte durée, rapidement les trompettes entre en scène et retournent la foule. Les lumières font plein feux sur les différents membres de Misteur Valaire et leurs nouvelles tenues de scène.

Lunettes de soleil, casquettes blanches et vestes noires. Fini les sweat de toutes les couleurs, c’est avec une allure de crooner nouvelle génération que le groupe joue sur scène. Des néons sont dispersés un peu partout autour d’eux tandis qu’en fond de scène, 3 toiles blanches laissent apparaître des visuels. Une scénographie bien plus sobre qu’auparavant.

“Bellevue Avenue” était le calme avant la tempête puisque viens ensuite “Dont Get Là” et “Life Gets Brutal” qui entament les festivités avec une énergie folle. Un enchaînement qui ne laisse pas de marbre et chauffe bien la foule.

Si jusque là on avait eu droit à des morceaux issus du dernier album, le groupe s’attribue un petit retour aux sources avec un passage “old school” dont feront parti entre autre “Brandon Marlow”, “Dan Dan” ou “Mama Donte”.

Les titres s’enchaînent ensuite, tous aussi efficaces les uns que les autres. Aucun répit pour nos jambes et ce n’est pas sur “Just Like That” que ça arrivera. Séance karaoké, le “Just Like That” du refrain est écrit en grosses lettres au fond de la salle et scandé par le public.

Puis tout d’un coup, « Le Chanteur » de Balavoine se fait entendre en plein milieu d’un morceau. L’occasion pour le groupe de souffler un coup avant d’enchainer. Un moment quelque peu chaotique dont on n’aura pas compris grand chose.

Quand vient “Space Food”, les lumières s’éteignent et laissent place à un voyage spatial ou frites, hamburgers et étoiles paradent en fond de scène. Le groupe semble faire durer le morceau mais toutes les bonnes choses ont une fin et chacun s’en va rejoindre les loges…

… afin de revenir encore plus fort pour un rappel/medley dans lequel on entendra “Interlude”, “Ave Mucho”, l’indétrônable “Sweet Charlemagne” et pour finir “Monster Donte”. Un Quarte gagnant pour clore ce concert électrique.

La réputation de Misteur Valaire sur scène n’est plus à refaire et ils l’ont une nouvelle fois prouvé avec un live bouillonnant qu’il nous tarde de revoir et que l’on vous conseille fortement. Le 7 novembre au Badaboum ou ailleurs en France !

 

Photos : Olivier Hoffschir – Plus de photos du concert sur son Flickr.