Difficile de mettre des mots sur le premier album d’Illangelo. Sorti en catimini l’été dernier, cet album surprend et n’est pas sans qualités.

Producteur de l’ombre entre autres pour The Weeknd, le canadien Illangelo a inauguré la branche américaine de Bromance, label de Brodinski, avec la sortie de “History of Man”, son premier album. C’est donc en solitaire que l’on retrouve Illangelo à la tête d’un opus chargé en contradictions.

Instrumental, “History of Human” peut, aux premiers abords, étonner avec son aspect très brut et expérimental mais très vite les mélodies trouvent leurs places et flirtent habilement avec l’aspect laboratoire sonore. Malmené, l’auditeur se perd dans un mélange des genres pointu (electronica, R’n’B, techno froide) dont le résultat est aussi envoûtant que déroutant.

L’écoute des 10 morceaux est à la fois décousue et cohérente et c’est là que réside la plus grande force de cet album : tout est lié malgré les contradictions. Chaque morceau est un pont entre le précédent et le suivant si bien qu’une écoute en désordre ou en aléatoire fera perdre tout le charme et rompra la quasi expérience que peut procurer cette galette.

“History of Man” permet à Illangelo de s’émanciper de The Weeknd tout en dévoilant une nouvelle facette de sa musique. A la limite de l’OVNI musical, il signe une pièce maligne qui derrière un aspect brut et froid se révèle intelligente, mélancolique et planante.