Il ne fini plus de régaler nos oreilles. Rone nous avait laissé l’été dernier avec sa version deluxe de Tohu Bohu. Il est maintenant de retour avec l’EP Apache.

Retour en 2011. L’EP So So So de Rone voit le jour. Composé de trois titres originaux, il fera office d’intermède entre son premier album Spanish Breakfast et le second Tohu Bohu.

Trois ans plus tard, alors que Tohu Bohu nous laisse toujours en émoi après chaque écoute, une nouvelle pierre vient s’ajouter à la discographie d’Erwan Castex : Apache. Cette fois encore ce sont trois titres originaux qui composent cet EP.  Rone nous rejoue-t-il le coup de l’intermède entre Tohu Bohu et un futur album ? Il semblerait puisque le producteur oeuvre actuellement en studio.

Outre la promotion en amont qui a permit à l’EP de se dévoiler, ces nouveaux morceaux avaient déjà pu être entendus dans sa dernière série de live dont l’Olympia. Cette sortie n’est donc pas une surprise mais il est fort appréciable d’enfin pouvoir écouter “Bachi Bouzouk”, “Apache” et “Origin” ou l’on veut et quand on veut.

Lorgnant du côté des clubs, “Bachi Bouzouk” propose une techno moite dont la puissance ne fait que croître, aidée par des cymbales de plus en plus présentes.

Le radieux “Apache” fait redescendre les BPM. Bourré de sonorités électroniques, il sonne pourtant comme une composition très orchestrale. Le morceau s’appuie sur des kicks lourds tandis que des choeurs apportent une dimension mélancolique. L’arrivée de synthétiseurs plus aigus allègent l’ensemble et le rende bien plus joyeux. Une forte charge émotionnelle pour le digne héritier d’”Icare”.

Quelques notes longues résonnent dans le silence. Quand tout à coup, la machine s’emballe. “Origin” est lancée. La boite à rythme chauffe, les séquenceurs également. Derrière cet orage électronique se cache en réalité un véritable exutoire atmosphérique.

Alliant les BPM rapides de Spanish Breakfast et les textures immersives de Tohu Bohu, Rone oscille sur cet EP entre des rythmes dansants et lascifs. Cela lui permet de garder une certaine complexité dans la composition et la structure de ses morceaux, ce qui leur donne une très grande profondeur.

Sortie après sortie, Rone affirme et affine sa patte. Apache en est une nouvelle fois la preuve, confirmant la maturité qu’a gagné le producteur avec Tohu Bohu. Une prise d’assurance de bonne augure pour la suite des aventures de ce poète de l’electronica. On a hâte d’entendre la suite.