Depuis la sortie de Passion il y a deux ans, Para One n’a pas chômé. Producteur pour Micky Green, remixeur pour une pléthore d’artistes, des dj sets aux quatre coins du monde… Il a tout de même trouvé le temps de nous pondre un nouveau long format.

Les prémices de CLUB ont vu le jour dans les clubs et festival lors de la tournée qui a suivie la sortie de Passion, le second album de Para One. Le producteur y déconstruisait et reconstruisait les morceaux de l’album afin de les rendre plus accessible pour la scène. De retour en studio, il a décidé de graver dans le marble ces edits.

Jusqu’alors présenté comme un nouvel album, on peut se demander, au vu du contexte, si l’appellation “nouvel album” est justifié ?

Quand l’ex-TTC, débarque dans le club…

“Lean On Me” s’occupe de gérer les entrées. Physio sympathique, il nous ouvre les portes avec une douce montée de 3 minutes avant de retrouver les origines du morceau, une touche UK Garage en plus.

Alors que la piste est chaude et que le sound system nous chatouille les tympans, “Vibration” prend le relais. Si le gimmick ne change pas, le morceau lui est totalement renouvelé. Progressif, il nous entraîne dans une transe furieuse, à mille lieux de son approche hip hop originelle.

Tout d’abord dévoilé il y a un an sur BBC Radio 1, puis en février dernier sur les plateformes de téléchargement, “You Too” est encore une fois de la partie. Fer de lance de ce nouvel opus, la pop enchanteuse de “You” a été troquée par un tube stellaire.

En revanche “Animal Style”, “Sigmund”, “The Talking Drums” ou encore “Albatros” sont une douche froide. Leur manque d’innovation et de renouveau ternit le tableau, seule la cohérence qu’ils portent à l’album et la légère croissance de leur potentiel dance semble justifier leur présence.

On trouve tout de même au coeur de ces 11 pistes une petite pépite. Une relecture aérienne de “Wake Me Up” qui gagne ainsi en intensité. Une lente ascension frissonnante et saisissante.

CLUB est une cure de jouvence sous MD difficile à décrire. Avec des titres comme “Animal Style”, “Mother” et “Compute” issus de différentes releases, il est impossible de le qualifier comme simple rework de Passion. Le travail en studio ne permet pas de lui donner le statut d’album live. Qu’importe.

Si le live de Para One ne nous avait pas foncièrement emballés, ce travail ayant vogué entre scène et studio est bien plus probant et offre une nouvelle jeunesse à un Passion vieillissant. À écouter à la maison ou en club.