C’est la rentrée ! Beurk diront certains. On leur propose de monter dans notre machine à remonter le temps pour atteindre un certain week-end de juillet au Parc Floral de Vincennes.
Celui de la seconde édition du festival The Peacock Society, société secrète de Savoir Faire et We Love Art.

Niché dans son bois, la signalisation est discrète (#bouillant), seul les fins connaisseurs conviés par le paon du festival savent ou ils vont. Il y a quelque chose dans l’air lors de notre arrivée sur le site au crépuscule. Le long d’une charmante allée à l’allure champêtre, s’alignent différents food trucks, tandis que les bars prennent places dans des petits alcôves verdoyantes peuplées de transats. Let’s chill !

Pendant que certains font la queue pour participer au Inside Out du photographe JR, le duo Acid Arab sert le thé avec un set oriental. Le son est très propre malgré les deux scènes qui cohabitent dans le même hangar. On pourra en revanche reprocher à la scénographie d’être trop radieuse, cachant les artistes avec un contre jour permanent. L’intérieur manque également de décoration. C’est assez déconcertant de passer d’une ambiance bucolique à une rave brute et industrielle.

La nuit tombée, cette société n’a plus grand chose de secrète. L’allée des food trucks est surpeuplée, l’ambiance à l’intérieur est très moite. #bouillant, non. #humide, oui.
Trop de monde partout, on suffoque et cherche un peu d’air. Par hasard on tombe sur la diffusion en avant-première du documentaire “Bienvenue au Club” de Dimitri Pailhe, un chouette intermède entre deux sets.

Contrairement aux très nombreuses toilettes qui arrivent à supporter les festivaliers venus en masse (fait rare, il est important de le noter), la difficulté pour circuler et la fatigue auront raisons de nous. Malgré encore quelques tokens en poche, il est temps de quitter et de retourner à la société, la vraie. Le chemin n’est pas dur à retrouver, il suffit de suivre les bouteilles au sol.

Succès critique et public, The Peacock Society a réussi en seulement deux éditions, à s’imposer dans le paysage parisien. Ses moyens et sa programmation solide y sont pour beaucoup. Il ne reste plus qu’aux organisateurs de ne pas se reposer sur leurs lauriers. Le concept et l’identité visuelle du festival pourraient être poussés d’avantage, tout comme les murs sur le lieu (ou bien une capacité revue à la baisse) afin d’entretenir cette petite magie palpable lors des premières heures après l’ouverture.

Et vous, qu’avez-vous pensé du Peacock Society ? Nous avons posé la question à quatre festivaliers.

Alexis – 25 ans – Paris (75)
“J’ai connu le Peacock grâce à des amis qui étaient là l’an dernier et qui m’en ont dit beaucoup de bien. Je suis de Paris et fait quasiment tous les festivals de la ville, Weather, Rock en Seine, Solidays… Sincèrement, ça fait plaisir d’en voir comme le Peacock sur la capitale, d’avoir quelque chose de plus ciblé en terme de programmation. Il est très jeune, mais c’est bien justement, la musique évolue vite et il s’adapte. Je ne voulais pas rater l’édition de cette année, la programmation était assez éclectique et en même temps sophistiquée. Je trouve que les tarifs sont très corrects, voir bon marchés comparés aux autre festivals et évènements. Ce n’est pas rien, surtout pour des bons artistes, une bonne organisation, une bonne ambiance, etc. Je suis principalement venu pour Agoria et Paul Kaklbrenner. Brodinski aussi, même si on a toujours moyen de le voir sur Paris, il passe très souvent. Bien entendu je suis très ouvert, j’ai pu donc découvrir pas mal de bons artistes aussi.“

Florent – 25 ans – Chatou (78)
“Globalement j’ai pas trouvé l’organisation toujours au top, et je trouve qu’il y avait vraiment trop de monde. Je suis principalement venu pour les artistes, notamment Brodinki, Paul Kalkbrenner… Il faut connaître les artistes pour pouvoir venir au festival, c’est ce qui fait sa force. Ça cible un certain public et certains genre musicaux. Si tu ne connais rien à le techno et à l’électro, ne viens pas. Je pense que c’est le festival à ne pas rater à Paris, même en Ile de France, si tu aime ces sons la.”

Gaëtan – 25 ans – Montreuil (93)
“J’étais déjà venu l’année dernière, c’était cool, c’est principalement pour ça que je suis revenu cette année. Une bonne partie des artistes seront présent à Dour, du coup ce n’était pas ma raison première de venue. L’organisation était vraiment top, ce qui peut paraître étonnant pour Paris. En revanche, c’était vraiment dommage qu’il n’y avait pas la scène extérieure, ça faisait parti du charme de la première édition du festival. Du coup avec les deux scènes dans le hangar, le son était vraiment moyen. Par exemple, Darkside j’ai trouvé ça chiant, parce que le son était mauvais et pas assez fort. Tale of Us par contre c’était vraiment bien. Dans tous les cas, remettez la scène extérieure l’année prochaine !”

Loïc – 25 ans – Montreuil (93)
“Je suis venu pour le festival en lui même. Déjà présent l’année dernière, j’ai vraiment trouvé que cet évènement est différent de tous les autres sur Paris, que ce soit en terme de programmation musicale, d’organisation, de lieu… C’était mon meilleur souvenir en temps que festival ici. Avec les potes, on se tâtait quand même à revenir cette année, vu qu’on allait à Dour et que la programmation est quasiment la même, mais c’est vraiment le souvenir de l’an dernier qui nous a fait venir. Le festival a vraiment une bonne réputation, beaucoup de gens viennent même sans connaître les artistes, quitte à acheter des billets au noir sur place. Par contre, le gros reproche de cette année, c’était le son, il était vraiment naze pour le coup, du au fait qu’il n’y avait pas de scène extérieure. Et aussi qu’ils aient fermé les bars à 5h30, on crevait de soif, on s’est retrouvé avec une trentaine de tickets boisson sur les bras. Je pense que je reviendrais l’année prochaine, mais cette fois ça dépendra plus des artistes qui seront présents.”