« Ladies and gentlemeeeen ! Iggy Pop ! Il essaye de s’amuser avec les tempos. Qu’est-ce que la punk ? » C’est ainsi qu’un épisode de NoFun commence, sur fond de « Monsta Mash » de Superpoze.

Quand il n’écrit pas pour Rockyrama ou DumDum, Nico Prat parle comics ou vinyles dans l’émission On est plus des Pigeons, ou bien il fait un tour de France à la rencontre de La nouvelle scène française, en mode shuffle. Hyperactif le garçon. Cette forte présence n’est pas pour nous déplaire, ses écrits ou interventions télévisuelles étant pertinentes.

Son dernier coup en date : NoFun, un podcast hebdomadaire qu’il anime entouré d’une petite poignée d’invités et chroniqueurs. Enregistré toutes les deux semaines – par paquet de deux épisodes – au Tank à Paris, il est diffusé tous les jeudis.

À la fois sérieux et déconnant, NoFun aborde en long, en large, et en travers un sujet posé sous forme de question posée, le tout dans un esprit de franche camaraderie.

Les festivals tournent-ils en rond ? Pitchfork, toujours au top ? Voilà un exemple des questions qui ont déjà été posées dans NoFun. Pendant moins de 30 minutes, au gré d’anecdotes, de vannes et de mauvaise foi, autour de la table chacun donne son avis, fait des retours d’expériences et tente de trouver une réponse à la problématique qui leur est posée. Nullement élitiste, Nico Prat et sa bande ne prétendent pas connaître toutes les réponses, ils apportent juste un peu de clairvoyance sur le sujet.

Musique Info Service d’Audimat, par exemple, avait opté pour un format bien plus long et complet, se concentrant sur l’analyse et critique d’une oeuvre en particulier, creusant tellement le sujet qu’il pouvait être difficile pour un néophyte sur le sujet de suivre. Le format “snack” de NoFun, mélangeant ambiance conviviale, questionnements et interventions pertinentes est une bonne recette pour parler à tous.

Petit podcast deviendra grand et c’est tout ce qu’on lui souhaite. À suivre sur Soundcloud, iTunes ou Facebook.
A noter que si vous souhaitez assister aux enregistrements, ils sont public !