Tout comme une certaine Beyonce, dimanche dernier, sans annonce préalable, SOX a décidé de publier son nouvel album : Elephant & Castle.

Découvert lors de la sortie de son touchant premier album Birth Etcetera, nous avions depuis pris l’habitude de suivre les projets de SOX : réalisateur de bande originale aux côtés de De Andria au sein de The End, ou bien président retraité reconverti en beatmaker avec Jacques Chirac.

Son projet principal lui, ne donnait que peu de nouvelles. Seuls quelques sons disséminés ça et là sur Offical.fm ou Soundcloud annonçaient des choses à venir. Jusqu’à ce dimanche où un lien Bandcamp était accompagné de ce message sur sa page Facebook :

It’s been months, probably years now that I’ve started to work on this new album. I was never able to decide if it was finished or not, I always wanted to wait, stop listening to it for months then re-discover it with fresh ears, and I was never satisfied. But I think I won’t ever be. 5 years after my first album, here is the new one (« Elephant & Castle ») . It’s unmixed, unmastered, unfinished, but it’s yours now. Let me know what you think.

Pas fini, pas de mix, pas de master, pas de label, une démarche aussi radicale qu’étrange puisqu’il s’avère que les 12 titres d’Elephant & Castle sonnent particulièrement bien. L’album est soigné, aux antipodes d’un produit non fini.

La patte musicale de SOX est reconnaissable. On y trouve des notes mélancolique en guise de fil conducteur. Une à une, elles viennent se lover dans le creux de nappes analogiques timides et de rythmiques plus brutes et saccadées. Parfois des extraits de conversations glanées çà et là viennent rompre la quiétude avec un grain d’une autre époque.

Elephant & Castle est disponible en ‘pay what you want’ sur Bandcamp. On ne peut que vous recommander de vous procurer cette nouvelle douceur.