À l’instar de Louise Attaque, nous avons tenté l’été dernier de devenir des squatteurs de festival. Ce petit challenge physique nous avait emmené à la rencontre de festivaliers, à qui nous avons posé quelques questions.

banniere-wlg2015

Adoré par les uns, détesté par les autres. D’année en année, We Love Green divise.

Cette année l’intensité des frictions risquent d’augmenter puisqu’il se frottera le même week-end au Weather Festival, au grand dam des festivaliers qui auront parfois un choix à faire, excepté pour les plus téméraires qui réussiront à enchaîner les deux.

Ce face à face ne semble pas effrayer la kermesse écolo qui déménage dans le bois de Vincennes et voit plus grand avec une nouvelle scène. Même si le cadre arboré et le concept “green” sont des points forts agréables, il n’empêche que le réel intérêt du festival (comme pour tout festival) est sa programmation musicale.

Entre les retours de LCD Soundsystem et de Air, les larmes sur les joues des filles devant James Blake, les bricoleries sonores de Jacques ou encore le génial Floating Points et le talentueux Superpoze, il y aura fort à faire. Et c’est sans compter les conférences du Think Tank pour méditer sur l’impact de nos habitudes sur la planète.

Lors de dernière édition, on a pu danser devant le trio Siriusmodeselektor, assister au désastre de Julian Casablancas, admirer le jeu de guitare de Ratatat et vibrer devant Shlohmo. Entre deux concerts, nous avions rencontrés quelques festivaliers, dont certains avaient déjà la tête au Weather Festival, l’affaire s’était mieux goupillée pour eux.

 

Agathe, 23 ans, Garches – Guillaume, 24 ans, Paris
Pour tous les deux c’est notre première édition du festival. On a eu vent de la bonne ambiance, du concept, du lieu mais c’est surtout grâce au line-up qu’on s’est décidé à venir. Comme beaucoup on bouge sur trois / quatre festivals par an, notamment Solidays, le Weather et Peacock cette année. Le ratio augmente chaque année car on est prêts à faire pas mal de kilomètres pour une bonne programmation, surtout s’il y a des choses aménagées pour se rendre en festival.

Eda, 25 ans – Mélanie, 27 ans, Paris
C’est notre première fois à We Love Green. On s’est d’abord suivis, mais on est la surtout pour la musique ! Nous on fait deux ou trois festivals par an en moyenne, on va d’ailleurs au Weather et à Calvi on The Rocks. C’est vraiment la programmation qui nous attire, mais si le concept d’un festival est cool on est prêts à mettre un peu d’argent dedans mais également à bouger loin.

Rémi, 23 ans – Matthéo, 23 ans – Daniel, 28 ans, Paris
On vient principalement à We Love Green pour apprécier la musique, boire un peu aussi même si la bière, c’est pas énorme ! Pour certains d’entre nous c’est la première fois ici, pour d’autres la deuxième. On doit faire deux ou trois festivals par an, comme Solidays, Pitchfork ou Rock en Seine. On est prêts à bouger si un festival nous botte avec une programmation de malade. On prend le lieu, le prix, l’ambiance en compte mais on peu faire pas mal de concessions si un line-up défonce.

Audrey, 23 ans, Romainville
J’étais déjà venue l’an dernier, le concept et la musique m’avaient plu alors j’ai remis ça cette année. Pour l’instant c’est le seul festival que je compte faire, je n’en ai pas d’autres de prévu mais en général de dois en faire deux par an. Je pourrais faire des kilomètres pour un festival mais il faut que la programmation et le lieu m’attirent beaucoup.

Revenir à la première page